György Ligeti

György Ligeti (1923-2006), d'origine hongroise, est l’une des plus grandes personnalités de la deuxième moitié du XXe siècle. Il s'inspire de Bartok, du folklore roumain et des chants populaires hongrois de Transylvanie, et compose notamment Métamorphoses nocturnes (1953-1954). Émigré en 1956 en Europe, il travaille avec Karlheinz Stockhausen au studio de musique électronique de la radio de Cologne. Il y rencontre Pierre Boulez, Luciano Berio et Mauricio Kagel et compose ses seules pièces électroacoustiques Glissandi (1957) et Artikulation (1958). Également professeur de composition, György Ligeti parcourt, de 1950 à 1974, l'Europe et l'Amérique (Stanford University et Tanglewood Music Center). Son écriture évolue de la micropolyphonie (Atmosphères, 1961 ; Requiem, 1963) à la polyrythmie complexe (Non-sens madrigal, 1983) en passant par un style plus expérimental (Le grand macabre, 1974). Son œuvre est originale et variée, de la pièce pour piano ou clavecin (Continuum, 1968) à l'opéra, de la musique de chambre à l'orchestre et à des formations insolites (Poème symphonique pour 100 métronomes).

György Ligeti (1923-2006), of Hungarian origin, was one of the greatest figure of the latter half of the 20th century. He was influenced by Bartók, Romanian folklore and Hungarian popular songs from Transylvania and notably composed Métamorphoses nocturnes (1953-1954). He emigrated in Europe in 1956 and worked with Karlheinz Stockhausen in the electronic musical studio of Cologne radio. That's where he met Pierre Boulez, Luciano Berio and Mauricio Kagel and composed his only electroacoustic pieces: Glissandi (1957) and Artikulation (1958). He moved to Vienna in 1959 and acquired Austrian citizenship in 1967. As a composing teacher, György Ligeti travelled through Europe and America (Stanford University and Tanglewood Music Center). His way of composing goes from micropolyphony (Atmosphères, 1961; Requiem, 1963) to complex polyrhythms (Non-sens madrigal, 1983) to a more experimental style (Le grand macabre, 1974). His works are original and diverse, from a piano or harpsichord piece (Continuum, 1968) to opera, to chamber music to orchestra and to quirky groups (Poème symphonique for 100 metronomes).