Aernout Mik (né à Groningen en 1962) vit et travaille à Amsterdam. Depuis 1995, il travaille le film, la vidéo et la photographie afin de créer des configurations de laboratoire qui, en parallèle du monde réel, produisent des situations absurdes portant sur les conditions de travail, de jeu, etc dans lesquelles les gens sont pris. Ses installations sont généralement in-situ et utilisent des accessoires destinés à mettre l'accent sur la perception de l'absurdité des situations. Parmi ses expositions personnelles récentes : Haus der Kulturen der Welt à Berlin et le Stedeljik Museum à Amsterdam en 2013 et le Museum of Modern Art à New York en 2009.

Du 30 janvier 14:00 au 1er février 22:30 – Terarken 2
Schoolyard, 2009
(La cour d'école)
Installation vidéo / double projection, couleur, muet, en boucle.

Schoolyard est une installation composée d'une double projection, filmée comme le titre l'indique, dans une cour d'école. On y voit un groupe d'adolescents et quelques adultes – vraisemblablement des élèves, des professeurs, du personnel administratif et des agents de sécurité – qui ont été évacués du bâtiment pour une raison inconnue. La diversité ethnique des adolescents y est manifeste, non seulement dans leurs traits physiques, mais également dans la manière dont ils sont habillés et dont ils agissent. Tout le monde est rassemblé dans la cour. Alors qu'ils attendent, des groupes se forment spontanément et s'engagent dans un enchaînement de situations qui dégénère. Des conflits éclatent entre des groupes et des individus dans une atmosphère d'agressivité générique. À plusieurs moments du film, des cortèges se forment, les participants portant un mannequin et même une personne sur leurs épaules qu'ils exhibent dans la cour. Dans une autre scène, une voiture focalise l'attention de tout le monde, une foule allant soudain s'y entasser à l'intérieur et sur le toit.
Bien que les conflits et la violence soient fortement suggérés dans le travail, il n'y a quasiment aucune confrontation réelle entre les personnes, il y a juste la destruction de la voiture et quelques petits incidents en marge. Mais bien évidemment ce qui est suggéré peut laisser l'impression que quelque chose est effectivement en train d'avoir lieu. Tout est fait pour que l’on s’attende à voir différents groupes sociaux, différentes ethnies s’opposer, mais en fait, ceci ne se produit pas.

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Aernout Mik
(born in Groningen, 1962. Lives and works in Amsterdam) since 1995 works with film, video, photography in order to create laboratory settings which, parallel to the real world, create absurd situations reflecting on the conditions of humans at work, at play etc. His installations are usually site-specific using props to enhance the perception of the absurdity of the situations. Among his recent solo shows: Haus der Kulturen der Welt, Berlin (2013), the Stedeljik Museum in Amsterdam (2013) and Museum of Modern Art, New York (2009).

from January 30th 14:00 to February 1st 22:30 – Terarken 2
Schoolyard
2009
Two-channel video installation, colour, silent, looped

Schoolyard
is a two-channel video installation filmed, as its title indicates, in a schoolyard. In it we see a group of teenagers and a few adults —presumably pupils, teachers, administrative and security staff— who have been evacuated from the building for some unknown reason. The ethnic diversity of the teens is evident not only in their physical features but also in how they dress and act. Everyone is thrown together in the schoolyard. As they wait, groups form spontaneously and act out a series of situations in which violence begins to escalate. Conflicts break out between groups and individuals in an atmosphere of generic aggressiveness. At several points in the film, processions are formed in which participants raise a dummy or even a real person onto their shoulders and parade the figure around the yard. In another scene, a car becomes the centre of everyone’s attention, and the crowd rushes to pile inside and on to the roof.
Although here is a strong suggestion of conflicts and violence in the work, there is hardly any real confrontation between people going on, there is basically just the car that is being destroyed, besides some very small incidents... But of course the suggestion can leave the memory that actually something is really taking place. It is important in the work that you would expect to have different social and etnic groups acting in opposition of each other, but that this is, when you look closely, in fact not taking place.